Les différents soins de l’hémorroïde

Par définition, l’hémorroïde est l’ensemble des troubles pouvant toucher les vaisseaux présents au niveau du rectum. Nombreuses sont les personnes touchées par cette maladie. Actuellement, les hémorroïdes sont fréquentes et touchent le plus souvent les personnes âgées de 40 à 65 ans, mais il est aussi possible d’en avoir à tout âge. Il existe deux types d’hémorroïde, l’hémorroïde interne qui est située à l’intérieur du rectum et l’hémorroïde externe qui se forme sous la peau, tout près de l’ouverture de l’anus.

Dans ces cas, d’où proviennent ces crises, de quoi s’agit-il exactement ? Comment les soigner et quelles sont les précautions à prendre pour ne pas aggraver la maladie ?

Les traitements naturels

L’utilisation de l’huile est une rare issue de la médecine Unani est nécessaire pour guérir l’hémorroïde naturellement. Les principes de la médecine ont été élaborés à partir de la médecine Grecque et relatés au VIIe siècle par les meilleurs savants Arabes et persans. Le plus important c’est que ces remèdes sont plus pointus dans le domaine « circulatoire » (système cardio vasculaire, tension, insuffisance veineuse). D’après les recherches faites par les médecins de l’Unani, les hémorroïdes résultent d’un excès de chaleur humide mal éliminée qui vient s’accumuler dans le rectum, favorisant de ce fait l’inflammation des veines hémorroïdaires. La médecine Unani recommande l’association des plantes noyer (antiseptique, cicatrisant et anti-inflammatoire) avec le bouleau (anti-infectieux, antispasmodique), la renouée bistorte (hémostatique, tonique et astringente) et l’hamamélis (stimulant la circulation). Ainsi, ces plantes sont associées (soit en huile essentielle, soit en distillat) pour obtenir une lotion active et pénétrante qui soulage, cicatrise et renforce les parois veineuses. Malheureusement, cette base huileuse ne se trouve pas dans les boutiques bio. Elle est vendue par un seul laboratoire sous le nom de Cure-H. Beaucoup de personnes ont bénéficiés des résultats de cette méthode. Les résultats sont pérennes et visibles au bout de deux ou trois semaines. Il suffit juste de l’appliquer deux fois par jour, en massant légèrement sur les endroits affectés. Il est nécessaire d’enfoncer votre doigt pour masser toute la zone concernée.

Une autre plante pour guérir les hémorroïdes est le marronnier d’Inde. C’est un remède naturel le plus classique. Il est très efficace quand les hémorroïdes ne sont pas encore trop graves. Il existe en plusieurs formes que vous pouvez utiliser comme le Gemmothérapie, qui se prend à raison de 5 à 15 gouttes par jour jusqu’à disparition du problème. Vous avez aussi le Décoction, par lequel vous pouvez réaliser vous-même une décoction des fruits du marronnier d’Inde. Aussi, il y a la Suspension intégrale de plantes fraiches (SIPF) qui consiste à prendre 1 bouchon doseur de 5 ml dans un peu d’eau fraîche, deux fois par jour.

Les traitements médicinaux

Dès que les symptômes sont prononcés, il est donc conseillé d’aller consulter un médecin qui pourra prescrire un traitement contre les hémorroïdes. Il existe actuellement plusieurs types de soins, d’abord médicamenteux : cela comprend les Laxatifs pour lutter contre la constipation, les Veinotoniques limitant la dilatation des vaisseaux sanguins, les Antalgiques, ainsi que les Anti-inflammatoires. Si la douleur est intense, il est possible de la calmer avec un médicament analgésique pris par voie orale, comme l’acétaminophène (Tylenol®). En cas de défaillance du traitement médicamenteux, un traitement instrumental peut être proposé. Une anuscopie simple et indolore est réalisée, afin d’analyser d’avantage les hémorroïdes, pour que le médecin décide de la technique la plus appropriée. Le traitement endoscopique commence en consultation sans anesthésie ni préparation afin de retendre le tissu de soutien des vaisseaux. Si les hémorroïdes sont volumineuses, il est nécessaire d’appliquer le traitement chirurgical. Cela nécessite une hospitalisation et une anesthésie. Il existe différentes techniques opératoires, parmi elles, l’hémorroïdectomie, l’hémorroïdopexie, et des ligatures des hémorroïdes en plusieurs points. Pourtant, cette opération peut conduire à des complications et nécessite une cicatrisation de 4 à 6 semaines. Il est déconseillé d’utiliser des produits médicamenteux à l’hydrocortisone ou à la benzocaïne pour plus d’une semaine, à moins que le médecin ne le recommande. Si par hasard des douleurs liées aux hémorroïdes apparaissent, évitez de prendre de l’ibuprofène (notamment l’Advil® et leMotrin®) ou de l’aspirine, qui peuvent accroître les saignements.

Les précautions à prendre pour ne pas aggraver la maladie

En général, tout le monde a des hémorroïdes, mais aux différents stades. Pour commencer, il est bien nécessaire pour une personne qui souffre d’hémorroïde d’éviter les aliments épicés, pimentés ou poivrés, les différentes charcuteries, les plats en sauce, le chocolat blanc ou au lait, le riz complet. Egalement, les facteurs émotionnels sont à prendre en compte dans l’apparition de crises hémorroïdaires. Il est indispensable d’éviter la colère, le stress, la tension nerveuse et surtout, pensez à lâcher prise. Encore, ne vous attardez pas aux toilettes, car l’effort de poussée dilate les veines et favorise la survenue de la crise. Quand vous êtes assis sur les toilettes, mettez un petit rehausseur sous vos pieds (par exemple la poubelle de salle de bains) pour avoir une position plus physiologique, et après la selle, il est essentiel de ne pas frotter trop fort quand vous vous essuyiez, évitez les papiers hygiéniques parfumer. Dans ce cas, dès que le besoin se fait ressentir, il est nécessaire de se rendre vite aux toilettes. En cas de douleur, il est nécessaire de pratiquer des bains de siège d’eau glacée (5 à 7 minutes). N’hésitez pas à ajouter à ce bain de siège une tisane refroidie extrêmement dosée de vigne rouge et d’hamamélis. Aussi le petit exercice comme la pratique de la respiration abdominaux-diaphragmatique (par le ventre), jambes croisées en tailleur est essentiel pour décongestionner le petit bassin pour apaiser la douleur. Le lever des objets lourds n’est pas conseillé pour les personnes qui souffrent d’hémorroïde car cela augmente la pression dans les veines. Par contre, les aliments comme les légumes verts cuits à la vapeur, les légumes basifiants (potiron, patate douce…), les fruits frais bien mûrs ou compotés, les fruits rouges (flavonoïdes) et les fruits secs trempés (pruneaux, figues) sont privilégier et bon à consommer pour les personnes qui ont la maladie. L’huile de chanvre, l’huile de lin, de cameline, de noix ou de colza sont aussi favorables, qui possèdent à la fois des fibres, des vitamines E et des Oméga 3 qui fluidifient la circulation et rendent leur souplesse aux membranes cellulaires.

En bref, il est nécessaire de se rendre vite chez les médecins dès l’apparition des symptômes, pour que vous puissiez avoir un corps sain.