Le guide du traitement naturel de l’hémorroïde

Il n’est pas rare d’associer le terme hémorroïde à un problème honteux que tout un chacun refuse de parler ouvertement. De plus, elles sont extrêmement douloureuses. Perçu comme quelque chose de sale, tout le monde pense que cela ne les concerne pas directement. De même, les photos qui circulent sur internet illustrant ce malaise ne font qu’induire les gens en erreurs et à les faire peur. Et malheureusement pour vous, vous vous identifiez sans faire exprès. Avouez que vous avez déjà essayé de comprendre l’existence d’un bouton anodin sur le front par le biais d’internet et que vous croyez à tout ce qu’il vous dit. Par conséquent, vous finissez par croire qu’il s’agit là d’un début de cancer de la peau. Contrairement aux idées reçues, l’hémorroïde n’est ni un trouble ni une maladie. C’est donc un abus de langage de le considérer comme tel. Mais pour mieux comprendre l’article, on va tout de même la considérer comme tel. Néanmoins, le fait de voir ces images vous fait croire le contraire et vous fait passer à côté d’un bon diagnostic. Pour bien comprendre ce que c’est qu’une hémorroïde, il vous faut reconnaître ses symptômes, les facteurs qui l’ont engendré et surtout comment la soigner de façon la plus simple et la plus naturelle qui soit.

Dans cette page, vous trouverez les conseils pratiques pour vous débarrasser rapidement de ce trouble.

En savoir davantage sur l’hémorroïde

Tout d’abord, il est à noter que tout le monde a une hémorroïde dès son plus jeune âge. Et cette maladie est très fréquente dès l’âge de 50 ans. Elle touche donc près de 50 % de la population. Ensuite, sachez que ce terme désigne un groupement de vaisseaux sanguins situés dans la région de l’anus. Pour être plus clair, les hémorroïdes sont situées sous la peau et sous la muqueuse de ce dernier. Elles ressemblent à des coussinets.

La douleur se fait sentir lorsque ces vaisseaux se gonflent et se dilatent de façon anormale. Cela s’appelle alors une crise hémorroïdaire. Elle n’a pas de symptôme apparent généralement, mais sa découverte se fait au hasard. Toutefois, les symptômes les plus fréquents sont les douleurs importantes, les démangeaisons, et une gêne. Il se peut aussi que vous ayez une rectorragie. Cela se traduit par un saignement lors de la défécation. Ce saignement est potentiellement important et de couleur rouge vif. En général, il est accompagné par une constipation ou que celle-ci l’aggrave. Soulignez aussi qu’il existe deux sortes d’hémorroïdes. L’un est à l’intérieur du corps, c’est-à-dire, se trouvant à l’avant du muscle de l’anus. Elle se remarque par un saignement lors de la défécation. Il y a aussi le prolapsus hémorroïdaire, qui est une saillie des hémorroïdes à l’extérieur de l’anus. Ce sont des symptômes gênants, mais qui entraînent aussi des douleurs. Ces dernières passent par 4 stades de gravité. Le premier est une hémorroïde interne sans prolapsus. Le second saillant lors d’un effort ou de la défécation, mais se rétractant spontanément. Le stade trois se présente comme le précédent, mais la rétractation se fait manuellement. Le dernier stade est le saillant en permanence. Quant à l’autre hémorroïde, cela s’agit d’une thrombose. Elle se traduit par une formation de caillot de sang dans les hémorroïdes et se stagne à l’intérieure. Elle devient par la suite bleutée, tuméfiée et dure au touché. Une douleur très intense pouvant vous empêcher de vous asseoir peut se produire. Le caillot disparaît généralement de lui-même en quelques jours, parfois avec des saignements importants. Les raisons à cette formation d’hémorroïde peuvent être multiples. Mais elle est le résultat d’une cause à effet des efforts que vous faites subir à votre plancher pelvien. Effectivement, les hémorroïdes surviennent lorsque vous faites un effort entraînant une pression sur votre plancher pelvien. Cela peut être un accouchement, pour les femmes, ou l’obésité, voire une constipation fréquente.

Le traitement naturel contre l’hémorroïde

Il existe un large choix de traitement contre la crise hémorroïdaire. Mais votre choix dépend du degré de votre cas et de la fréquence des crises. Dans le cas où vous optez pour un traitement naturel, vous pouvez choisir entre un traitement local ou suivre un régime diététique. Mais le plus simple est de pratiquer des exercices. Pour cela, il existe les exercices de Kegel. Cela consiste à renforcer la zone musculaire qu’est le petit bassin, sans opération ni intervention extérieure. Appelé aussi plancher pelvien, il regroupe les muscles de la vessie, du rectum, des intestins grêles, et du vagin. Ces exercices se font en plusieurs étapes afin de pouvoir constater un résultat au bout de quelques jours. Sachez aussi que la pratique de ces exercices améliore l’incontinence et renforce le plaisir sexuel ainsi que la maîtrise de l’expulsion lors de l’accouchement. Il s’agit là alors de contracter uniquement les muscles anaux. Que ce soit pour les femmes ou les sexes contraires, ces exercices sont inventés pour vous soulager de vos problèmes d’hémorroïde. Afin de mettre en pratique cette pratique donc, il vous faut passer par différentes étapes. Cela dans le but d’obtenir un maximum de résultat.

Pour commencer, vous devez vous préparer aux exercices. Pour ce faire, localisez vos muscles pelviens. Le seul moyen de les localiser est d’essayer d’arrêter le flux d’urine en pleine expulsion. Notez que c’est le mouvement de base d’un exercice de Kegel. Laissez votre urine s’écouler en relâchant vos muscles. Une fois que cela est fait, vous pouvez maintenant comprendre l’emplacement et le fonctionnement de vos muscles pelviens. Dans le cas où vous avez des problèmes médicaux qui vous empêchent de pratiquer ces exercices, il est recommandé de consulter votre médecin traitant. Toutefois, évitez de refaire le même exercice à chaque fois que vous allez aux toilettes. Cela pourrait engendrer un effet inverse qui affaiblira vos muscles de Kegel. S’il vous arrive de ne pas pouvoir localiser ces muscles, il existe un autre moyen. Cela consiste à introduire votre doigt dans votre vagin pour ressentir les contractions. Vos muscles vont alors se resserrer tandis que votre plancher pelvien remonte. Si vous avez une vie sexuelle active, faites le test avec votre partenaire au moment du rapport s’il ressent cette sensation de relâchement et de serrage sur son pénis. Vous pouvez aussi utiliser un miroir de poche pour localiser vos muscles de Kegel. Il vous suffit de le placer entre votre anus et votre vagin. Effectuez des multiples contractions sur ce que vous pensez être ces muscles. Vous pourrez constater une contraction au niveau de votre périnée si vous faites bien cet exercice.

Ensuite, faites d’abord le vide en vous. En effet, vous devez vous assurer que votre vessie est bien vidée avant de pratiquer cet exercice. Ceci est très important, car avec une vessie à moitié pleine ou pleine, elle pourrait provoquer des fuites. Une douleur pourrait aussi se ressentir. Assurez-vous que cela est bien fait. Ensuite, vous devez concentrer vos exercices de Kegel uniquement sur des muscles. Évitez dans ce cas de contracter d’autres muscles comme l’abdomen, les fesses, ou les cuisses. Puis, pensez à bien respirer durant vos exercices. Cela favorise l’efficacité de vos mouvements ainsi que votre concentration. Vous serez par la suite détendu et vous réaliserez au mieux vos exercices de Kegel. Enfin, et non la moindre, pour maintenir vos muscles détendus, posez une main sur le ventre. Cela afin de vous assurer que vos muscles abdominaux ne se contractent.

De plus, une sensation de douleur sur le ventre ou dans le dos indique que vous avez mal fait vos exercices de Kegel. Pour éviter cela, choisissez une position confortable. Vous pouvez le faire en tant allongé sur le sol, debout ou assis, cela va de soi. Assurez-vous juste que les muscles de vos fesses et de votre ventre soient détendus. Si vous optez pour une position allongée, mettez-vous à plat sur le dos, placez vos bras le long de votre corps et fléchissez les genoux vers le haut. Ensuite, joignez-les l’un contre l’autre. Pour éviter de vous blesser au cou, gardez votre tête contre le sol.

Puis, concentrez-vous sur la fréquence de vos exercices. Afin de bien le gérer, faites des contractions régulières. Contractez vos muscles pelviens pendant 5 secondes. Cette durée est largement suffisante si vous commencez à peine votre exercice de Kegel. En contractant trop longtemps ces muscles, vous risqueriez un claquage. Ainsi, si les 5 secondes vous semblent trop longues, commencez par une séance de 2 ou 3 secondes. N’oubliez pas de relâcher vos muscles. Dans l’idéal, il est recommandé d’accorder une pause de 10 secondes à vos muscles pelviens avant chaque répétition. De ce fait, non seulement, ils vous éviteront de vous blesser, mais aussi ils auront le temps de bien se relâcher. Comptez jusqu’à 10 avant de commencer la répétition suivante. Faites l’exercice 10 fois, car ces répétitions seront considérées comme une série de Kegel. Pour faire un petit résumé, vous devez garder le chiffre 10 en tête pour une contraction de muscle pendant 5 secondes. 10 secondes pour la pause et 10 fois la répétition. Il est à noter que cette série est à faire seulement 3 à 4 fois par jour et pas davantage. Échelonnez chaque semaine le nombre de secondes sur lequel vous contractez vos muscles. Ne cherchez pas à dépasser 10 secondes ni à faire plus de 10 répétitions consécutives. Une fois que vous avez atteint le nombre magique des 10 secondes, exécutez chaque jour 3 ou 4 séries de 10 contractions de 10 secondes et tenez-vous à cela. Enfin, imaginez que vos muscles pelviens soient un aspirateur. Faites remonter vos jambes tout en les serrant et contractez vos fesses. Gardez cette position pendant 5 secondes, puis relâchez. Répétez ce mouvement 10 fois de suite. Une durée de 50 secondes devra être suffisante pour exécuter une série. Cette technique est une autre variante de l’exercice de Kegel.

Afin d’obtenir un bon résultat à cette pratique, il vous faut exécuter vos exercices de Kegel au moins 3 ou 4 fois par jour. Des exercices au quotidien devront faire l’affaire si vous voulez obtenir de véritables résultats. 3 ou 4 séries par jour ne vous nécessitent que quelques minutes de votre temps. Ainsi, il vous sera possible de trouver du temps afin d’obtenir un bon résultat. En incluant ces petites minutes dans votre routine quotidienne, vous pouvez choisir le moment où vous comptiez le faire. En matinée, en journée ou le soir, vous n’aurez pas à vous inquiéter de trouver du moment pour le faire. Même dans le cas où vous êtes très occupée, l’avantage de cette pratique est que vous pouvez l’exécuter sans que personne ne s’en rende compte. Au bureau, sur le canapé ou au déjeuner, un bon exercice après une longue journée de travail ne fera pas de mal. Par contre, si vous êtes débutante en la matière, il est conseillé de faire vos exercices de Kegel allongé sur le dos et de vous concentrer. Une fois que vous avez assimilé la technique, vous pouvez le faire à tout moment et dans tous les endroits que vous souhaitez. Par contre, un claquage aux toilettes est un risque à prendre si vous essayez de forcer trop vos muscles à travailler plus. Afin d’éviter cela, arrêtez-vous une fois que vous aurez déterminé le nombre de séries qui vous convient.

Il est mentionné un peu plus haut que le moyen de localiser vos muscles de Kegel est de stopper le flux d’urine. Cependant, la répétition de celle-là quotidiennement risquera de développer des problèmes d’incontinence. Des exercices réguliers vous procurent donc un bon résultat au bout de quelques mois. Mais là encore, vous devez savoir que cette durée dépend de chaque femme ou homme qui le pratique. Pour certains, les résultats sont étonnants. Pour d’autres, ces exercices permettent seulement d’éviter une aggravation de problèmes urinaires. Il est donc plus que compréhensible de ressentir de la frustration quand on ne remarque aucun changement au bout de quelques semaines de pratique. Vous devez donc persévérer davantage pour ressentir un changement dans votre corps. Il est prouvé que ce changement se fait ressentir au bout de 4 à 6 semaines. Dans le cas contraire, vous pouvez toujours faire appel à un spécialiste comme votre médecin. Non seulement, il vous aide à bien localiser votre zone de Kegel, mais vous aide aussi à faire vos exercices correctement. Si vous ne ressentez pas encore un quelconque changement après cela, il est temps de le consulter à nouveau. Il vous aidera par tous les moyens afin que vous puissiez maîtriser ces exercices. Pour cela, il placera des électrodes sur votre corps et dans votre vagin, un appareil électronique. Ce dernier permettra de déterminer, non seulement le temps que vous prenez à maintenir une contraction, mais aussi la force avec laquelle vous contractez vos muscles. Votre docteur pourra également utiliser une stimulation électrique pour vous aider à identifier vos muscles de Kegel. Un faible courant électrique traversera les muscles pelviens. Une fois activée, une contraction automatique par ce courant faible se fera. Quelques décharges vous aideront à contracter vos muscles vous-même. Pour ce qui est du problème d’incontinence, poursuivez vos exercices. Un exercice sur la durée vous aidera à l’éviter et à garder des muscles forts. Une fois que vous vous arrêtez, sachez que ces troubles reviendront même pour une très courte durée. Un travail permanent sur la durée et sur le maintien en bonne forme des muscles est donc recommandé.

En bref, le fait de ne pas contracter vos cuisses ou vos fesses, de retenir votre respiration, de ne pas rentrer le ventre et de ne pas pousser vos muscles pelviens vers le bas au lieu de les contracter vers le haut est fortement recommandé pour obtenir un bon résultat. Une fois que vous parviendrez à maîtriser ces exercices, vous pouvez le faire avec plus d’assurance, en vous tenant debout. L’essentiel étant de faire vos exercices quotidiennement même si vous pensez ne pas avoir le temps. Tous les moments sont bien choisis pour le faire : en voiture, en train de faire la vaisselle, en travaillant, voire dans une file d’attente. Personne ne saura que vous êtes en train de muscler vos muscles pelviens tout en faisant autre chose. À chaque occasion qui se présente, vous devez sauter dessus pour ne pas rater une séance en or. Sachez que ces exercices de Kegel ne sont pas contre indiqués pour une femme enceinte. Au contraire, elle facilitera l’expulsion du bébé au moment de l’accouchement. De plus, associer à une alimentation saine, ils vous aideront à tenir la forme. Pour ce qui est des exercices de respiration à faire pendant chaque séance, relâchez votre périnée en inspirant et contractez-les en expirant tout en imaginant le fait que vos poumons se trouvent à l’intérieur de votre pelvien. Il est bon à savoir de ne pas faire vos exercices de Kegel lorsque vous urinez. En interrompant votre flux de miction, vous risqueriez de souffrir de cystites. Faites seulement cela lorsque vous tentez de repérer vos muscles pelviens. Une infection urinaire peut aussi survenir si vous faites cette pratique alors que votre vessie est pleine ou partiellement pleine.