Mieux connaître l’hémorroïde et ses facteurs à risque

Vous seriez peut être étonné si l’on vous disait que nous avons tous une hémorroïde. Pourtant, c’est bien vrai ! Comme les poumons, le foie et les reins, l’hémorroïde fait partie des organes de formation génétique chez l’être humain. Il s’agit au fait des vaisseaux sanguins de l’anus. Dans leur état original, ces veines, à l’instar des autres vaisseaux sanguins du corps humain, se décomposent en intima, tout en profondeur, surmontée par la média et l’adventice. Le premier composant discerne aux veines leur propriété étanche, tandis que le second se réfère aux tissus musculaires et le troisième aux tissus conjonctifs qui renferme les (vasa vasorum).

Le rôle de ces veines anales consiste par ailleurs à faire circuler le sang vers le poumon : tout ce qu’il y a de plus normale ! Alors pourquoi l’hémorroïde est-elle conçue dans un sens péjoratif au sein de la société ? Et bien, tout simplement parce que ce terme (hémorroïde) est confondu avec la maladie hémorroïdaire. Cette dernière survient cependant suite à une dilatation des vaisseaux sanguins de l’anus qui subissent de grande pression d’origines diverses. Quand les veines se dilatent à l’orifice de l’anus, on parle de l’hémorroïde interne et quand elles s’aperçoivent à l’extérieur, c’est-à-dire aux alentours du rectum, on parle d’hémorroïde externe. Mais qu’elle soit interne ou externe, la pathologie hémorroïdaire est très fréquente et elle fait souffrir énormément de personnes dans le monde. En souffrant d’hémorroïde, le sujet ressent des démangeaisons au niveau de l’anus et du rectum, il souffre lors de la défécation. Et particulièrement pour le sujet où l’on note la présence des hémorroïdes externes, la sensation de gêne s’amplifie quand celui-ci s’assoie. Qui donc est le plus assujetti à la maladie hémorroïdaire ? La pronostique qui parle d’une personne adulte sur deux dans le monde revient inlassablement dans la réponse à cette question. Mais quels sont les facteurs causals de l’hémorroïde pour qu’elle touche jusque dans la moyenne de la population adulte mondiale.

Les facteurs à risques

Connaître les déterminants à l’origine de la pathologie hémorroïdaire nous confère la faculté de l’éviter dans les meilleures conditions possibles. Le fameux dicton « il vaut mieux prévenir que guérir » ne peut que confirmer notre propos. Entrons alors dans le vif du sujet pour examiner ces facteurs à risques dans les détails. De manière générale, nous pouvons classer les facteurs favorisant l’apparition de l’hémorroïde en deux. Une première classe qui contiendrait les causes d’ordre principale de l’hémorroïde et une deuxième qui représenterait les causes mineures donc d’ordre secondaire. Néanmoins, toutes les deux peuvent probablement aboutir à des fins semblables.

Les causes principales

Les causes principales de l’hémorroïde tournent autour de trois axes clés qui sont la constipation chronique, la grossesse et l’accouchement et enfin l’hérédité. Ce classement est dû à la relation de cause à effet établie entre ces facteurs et l’apparition de l’hémorroïde en tant que maladie.

La constipation chronique

En tête de liste se trouve la constipation chronique. Le phénomène de constipation est une chose courante mais la constipation chronique devrait nous mettre la puce à l’oreille. En effet, la constipation qui touche plus les adultes que les enfants disparait au bout de quelques jours suite à une bonne hydratation et à la consommation d’aliments riche en fibre comme les bananes ou encore les légumes à feuilles vertes. Or, si la constipation persiste, c’est-à-dire que vous allez aux toilettes à moins de 3 fois par semaine durant plusieurs mois successifs alors on parle de constipation chronique. Etroitement lié au système de digestion, le mécanisme de défécation subit de temps à autre, des petits problèmes. Il arrive en effet que les selles deviennent dures et sèches et dans ce cas, elles sont difficiles à évacuer. D’une part, l’origine de la constipation est donc d’ordre alimentaire. Les menus qui facilitent la digestion sont alors les meilleurs compagnons pour surmonter le problème. Les tomates, les agrumes et les fruits sont donnés à titre indicatif. Le radis noir et le pissenlit sont également efficaces dans la cure de l’indigestion. De même, il faut boire une quantité d’eau d’au moins 2L par jour. D’autre part, la constipation trouve sa source dans des reflexes volontaires ou involontaires gérées maladroitement. Ces reflexes qui sont respectivement recto-anal et recto-rectal et qui nous incite à déféquer ne doivent pas être ignorées. Et oui, le fait de se retenir ou de se retarder à aller à la selle engendre bien des conséquences indésirables dont la constipation fréquente et l’hémorroïde.

La grossesse et l’accouchement

Bien entendu, la grossesse et l’accouchement à voie basse sont des facteurs typiquement féminins de l’hémorroïde. Car faut-il encore le rappeler, l’hémorroïde est autant l’affaire des femmes que des hommes. Au cours de la grossesse, le corps de la femme est en permanente évolution et ce, simultanément avec le fœtus qu’elle porte en elle. Tout d’abord, la liaison entre l’hémorroïde et la grossesse est fortifiée par la présence de nouvelles hormones qui ne font pas bon ménage avec la sensibilité du tissu hémorroïdaire. Ensuite, le poids du fœtus qui grandit de jour en jour crée de la pression au niveau des veines anales et rectales. Ce qui entraine à son tour, la dilatation de ces veines et donc l’hémorroïde. Ce poids qui s’accroit au fur et à mesure représente le plus un risque d’hémorroïde au cours du troisième trimestre de la grossesse. Pour l’accouchement, le problème de l’hémorroïde survient à causes des efforts de poussées fournis lors du travail quand on expulse le bébé. La contraction des veines exerce elle aussi des actions convergentes à la génération des varices au niveau des veines hémorroïdales sensibles.

L’hérédité

Le risque que l’hémorroïde se présente chez un patient, dont un proche parent était atteint ou est atteint d’hémorroïde, quelle soit interne ou externe, est assez élevé. Le lien exact entre l’hérédité et l’hémorroïde n’est pas encore établi jusqu’à ce jour, mais les faits sont là. La prédisposition familiale est avérée dans de nombreux cas d’apparition chez un sujet qui souffre de la maladie hémorroïdaire. Néanmoins, des hypothèses de clarifications se rapportant à l’établissement de ce lien sont avancées par les spécialistes. La première est le mode de vie plus ou moins similaire adopté par le patient et par ses proches. La seconde est le facteur ethnique ou culinaire pour être plus précis. Les mets épicés et la surconsommation de viande rouge en sont des exemples, comme le cas des natifs des régions Méditerranéens ou encore des régions de l’Afrique du Nord.

L’hérédité, la grossesse et l’accouchement sont des phénomènes d’ordre naturel. Leur rôle dans l’incitation à faire apparaitre des hémorroïdes se trouve pourtant être très important. Et bien que l’on ne puisse pas les éviter éternellement ni lutter contre d’ailleurs, c’est la lutte contre la constipation qui est impératif à engager. Pour le reste, on devrait se plier aux règles d’hygiène et de santé.

Les facteurs secondaires de l’hémorroïde

Les principaux déterminants de l’hémorroïde évoqués plutôt, dans les paragraphes précédentes relatent tant bien que mal que l’hémorroïde peut être soignée ou à défaut, traitée. Mais qu’en est-il alors des autres origines de cette pathologie hémorroïdaire ? Les causes mineures de l’hémorroïde que nous allons traiter à partir de maintenant sont classées d’ordre secondaire parce que leurs rôles dans l’apparition de l’hémorroïde restent ambigüe mais sont quand même non négligeables.

Les stupéfiants : les boissons alcoolisées et la cigarette

L’alimentation a toujours un trait marquant dans le traitement des hémorroïdes. Certains aliments sont sollicités tandis que d’autres nécessitent d’être abolis. Les boissons alcoolisées font parties de ceux à abolir. La fonction de l’alcool sur le corps humain est considérée comme un facteur d’aggravation de l’hémorroïde. L’explication en est que quand notre corps absorbe les boissons alcoolisées (ou beaucoup de graisse, des charcuteries, des aliments à forte proportion de caféine et de la viande rouge en abondance) alors, ces derniers vont rejeter l’eau à l’extérieure de notre corps. C’est la fonction diurétique ou tout simplement la déshydratation. Or, nous sommes au courant que l’hydratation est primordiale pour éviter la constipation, ce qui peut alors survenir aisément. Dans le cas contraire, cela favorise la crise hémorroïdaire. Mais la fonction de la cigarette en est toute autre. L’activité du fumeur agit malignement sur les veines rectales qui deviennent plus fragiles d’où le trouble du transit intestinal, la constipation récurrente et les hémorroïdes.

L’obésité

Le rôle principal de l’obésité dans le déclenchement de l’hémorroïde présente une grande similarité avec celui de la grossesse. Par définition, une personne est dite obèse quand son Indice de Masse Corporelle (IMC) dépasse ou est égale à 30. Il existe donc chez cette personne un surpoids des organes de son corps qui s’explique par une abondance de graisse. Ce poids en plus, un peu pareil que le poids du bébé dans le ventre d’une mère enceinte, entraine une pression croissante selon que c’est faible et que cela augmente au fur et à mesure que le poids qui s’exerce sur la partie basse de l’abdomen s’élève. Et comme nous l’avons répété maintes et maintes fois, la pression sur les veines dans cette partie entraine la dilatation réversible ou irréversible de ces veines. De manière générale, nous constatons également l’absence d’activité physique chez les personnes obèses. Ce qui est aussi favorable à l’hémorroïde. Effectivement, qu’elle soit la conséquence ou non de l’obésité, la sédentarité constitue en elle-même un facteur à risque de l’hémorroïde. Les sports tels que la marche à pied, la course ou le jogging sont requis pour faciliter le transit intestinal. Considérés comme simples exercices cardio-vasculaire, ces activités améliorent pourtant notre état de santé, étirent nos muscles et ne peuvent nous apporter que beaucoup de bien.

La pratique sexuelle de type anal

Les vaisseaux sanguins de l’anus sont très sensibles aux frottements. Et au lieu d’éviter ces frottements, les rapports anaux de manière répétitive les réclament. En ce moment donc, les veines rectales et anales qui se trouvent être affaiblies se dilatent. Mais ce n’est pas tout, la coïte anale procure aussi une sensation de gêne ou d’inconfort sur le plan psychologique de celui ou de celle qui souffre de crise hémorroïdaire. La mesure convenable à prendre consiste donc à éviter toute pratique sexuelle de type anal.

Le café et la caféine

Le soda, les chocolats et bien sûr le café ne font pas bon ménage avec l’hémorroïde. Si ce ne sont pas les causes directes de cette dernière, ces boissons accroissent l’aggravation de la maladie. Comme pour l’alcool, le café joue identiquement un rôle de rétention d’eau, ce qui entraine la constipation.

L’âge

Les hémorroïdes sont plus fréquemment observées chez les adultes que chez les enfants. Les premières victimes sont les personnes âgées entre 30 et 70 ans. Pour rappel, la tumeur variqueuse qui génère une terrible douleur aux personnes qui souffrent d’hémorroïde est favorisée soit par la dilatation des veines, soit par le relâchement de la fixation située entre la muqueuse et la musculeuse. Avec l’âge, le diagnostique de la couche de cellules recouvrant l’intérieure des organes : la muqueuse, démontre un affaiblissement en tonus, aboutissant à son tour à un relâchement de la fixation. Or, en l’absence de celle-ci, les vaisseaux sanguins descendent voire même s’extériorisent autour de l’anus. Indéniablement, la perte de tonus rectal en fonction du temps touche environ la moitié des personnes âgées. Au-delà de la cinquantaine, la sédentarité, la tendance à la constipation et éventuellement le manque d’hygiène (macération des selles) amplifient vigoureusement l’apparition de la pathologie hémorroïdaire. Mais, vous pouvez choisir le camp de l’autre moitié non concernée par le problème. Pour y intégrer, multiplier vos chances en appliquant une hygiène de vie équilibrée.

Une position assise pendant un laps de temps considérable

Certains métiers nécessitent parfois qu’on reste assis des heures. C’est le cas des bureaucrates et des chauffeurs de bus. Mais dans la prévention et le traitement de l’hémorroïde, ce facteur est déconseillé ! Car plus on reste assis, plus cela augmente la pression sur la paroi anale. C’est justement la même chose qui arrive quand on reste trop longtemps aux toilettes pour faire ses besoins. Le fait de lire son journal au moment de la défécation est une mauvaise habitude qu’il serait tant de changer si vous ne voulez pas être victime d’hémorroïde.

Les maladies inflammatoires pelviennes

Les maladies inflammatoires pelviennes qui sont déjà très douloureuses en elles-mêmes aggravent le développement de l’hémorroïde. Ce sont en fait des douleurs au niveau de la région du pelvis, autour du bassin et dans la partie génitale. Elles sont initiées par plusieurs causes telles que l’origine digestive (source de troubles du transit), l’origine urinaire (colique néphrétique et infection urinaire), le kyste ovarien et la rhumatologie. Elles sont particulièrement très présentes chez les femmes de par son origine gynécologique. La grossesse, la fausse-couche, l’infection des trompes de Fallope ou le fibrome utérin entrainent probablement tous de la tumeur pelvienne. Mais, rien n’empêche que les maladies pelviennes touchent aussi le sexe masculin. La prostatite chronique en est la preuve. L’homme prostatite souffre de douleur pelvienne par la torsion de ces testicules. Toutes ces pathologies se trouvent être liées à l’hémorroïde par la stagnation veineuse et l’hypertension infligée aux vaisseaux sanguins de l’anus.

Les épices

Si nous revenons un peu sur les symptômes de l’hémorroïde, il y est cité la brûlure dans les zones anales et rectales. L’inconfort procuré par la sensation de brûlure constitue en général l’un des premiers soucis en cas d’hémorroïde. C’est pour cette raison qu’il ne faut pas consommer des épices qui créent exactement la même sensation de brûlure. Parmi les épices non conseillés en cas d’hémorroïde, on a les piments et les poivres.

En résumé, l’hémorroïde naît de la stagnation et de l’hypertension des veines anales auxquelles les causes introduites dans cet article contribuent activement. Il existe certains facteurs à risques des hémorroïdes que nous pouvons fuir. Il s’agit entre autres de les bannir de notre alimentation si tant est que cela est possible, principalement les nourritures à grande proportion de caféine, les mets épicés et la malnutrition si ce dernier se reflète à travers une consommation alimentaire mal équilibrée, présentant dans notre cas une carence en fibre et une abondance en graisse et en caféine. Aussi, il vous faudra les combattre coûte que coûte comme dans le cas où on faisait allusion à la sédentarité, l’incitation à pratiquer des sports indispensables à une bonne hygiène de vie se trouve être une solution par excellence. Attention cependant à ne pas en faire trop au risque de créer de pression extrême en bas de l’abdomen ce qui avance à l’encontre de la lutte contre l’hémorroïde en favorisant même sa naissance ou sa complication. La volonté de chacun est donc de mise pour accroitre ou diminuer sa chance de ne pas souffrir d’hémorroïde. Quoiqu’il en soit, certains facteurs restent hors de contrôle. C’est le cas par exemple de l’hérédité et de la vieillesse si on peut ainsi le dire. Retenez cependant que dès son apparition et durant son cycle de développement, l’hémorroïde interne et l’hémorroïde externe peuvent se faire soigner. Des experts se sont pencher sur la question et ont développé différentes remèdes naturelles ou non et dont les résultats ont été confirmés. En quoi consistent ces remèdes ? Voilà bien une question qui nécessite des réponses. Or, cela fait l’objet d’une toute autre étude. Toutefois, rassurez-vous que beaucoup d’articles et de conclusion d’études antérieures portant sur ce thème sauront satisfaire votre curiosité.

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